La chenille processionnaire du pin

Les chenilles processionnaires du pin, connues pour leur déplacement en file indienne, engendrent un risque sanitaire. D’une part, leurs soies urticantes peuvent entraîner des allergies chez certaines personnes. D’autre part, en se nourrissant des aiguilles des résineux, elles contribuent à la fragilisation des arbres infestés.
Repérez les différents stades

Les moyens de lutte :


Il existe plusieurs méthodes de lutte contre la chenille processionnaire. Pour être efficace, la mise en œuvre de ces moyens de lutte doit prendre en compte le cycle de vie de la chenille processionnaire du pin.
  • mésanges
  • Nid à mésange
  • La pose de nichoirs à mésange :

La mésange charbonnière (Parus major) est sédentaire sur notre territoire et prélève la processionnaire à tous les stades larvaires. En effet, les mésanges savent se débarrasser des poils urticants. Lors de l’alimentation des oisillons de la première couvée en avril (plus d’une dizaine d’œufs), une famille de mésange peut consommer jusqu’à 500 chenilles quotidiennement.

La mésange effectue des trous dans le nid d’hiver de la processionnaire et y prélève les chenilles qui sont à l’intérieur. Les cocons peuvent être prédatés  intégralement, car la mésange doit manger en grosse quantité les insectes pour subsister en période de froid.

Attention toutefois de ne pas nourrir les mésanges pendant la période des processions (de février à avril) car elles choisiront la nourriture la plus facile et dédaigneront les chenilles !

Période de pose : en hiver pour occupation des nichoirs au printemps
piège à phéromones
  • Le piégeage des papillons :

Il s’agit d’un piège contenant des phéromones attirant le papillon. Il en existe de différentes formes et matières.
  • piege-chenilles-5830
  • piege-chenilles1-5829
  • Le piégeage des chenilles :

Il s’agit de poser un piège autour du tronc.
Lorsque les chenilles quittent leur nid d'hiver et descendent du pin pour aller s'enterrer, elles sont canalisées dans la collerette  (1) du piège. Elles descendent dans le tuyau (2) qui mène dans le sac rempli de terre (3). Là, elles croient qu'elles sont arrivées sur terre et s'enfouissent pour se transformer en chrysalide. 
Il suffit de décrocher le sac lorsqu’il est rempli, et de le brûler.
 
  • La Lutte mécanique dite « échenillage » :

Pour les surfaces réduites (parcs et jardins), elle consiste à enlever et à détruire à la main ou à l’aide d’outils (échenilloir) les pontes et les nids. Les nids sont généralement incinérés, en évitant tout contact direct avec les poils urticants des chenilles.
 
  • La lutte micro-biologique :

Chaque année, la FDGDON organise un traitement contre la chenille processionnaire du pin, depuis le sol. Il est effectué à l’aide d’un pulvérisateur de grande puissance monté sur un véhicule. Le produit utilisé est un bio insecticide à base de Bacillus Thuringe.
 
Toutes les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur demande à l'accueil de la mairie (du lundi au vendredi midi) avant le 15 août 2017.
 
Pour plus d’informations notamment sur les tarifs, vous pouvez consulter la fiche d’inscription et la fiche explicative.
 
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