Publié le mercredi 22 avril 2020 à 17h30

Le centre d’action sociale Passerelle à l’heure du COVID19

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Au 1er rang face aux difficultés rencontrées par les habitants, l’épicerie Sociale Passerelle connaît une augmentation des demandes, dans des conditions bouleversées. Aujourd’hui, elle nous raconte son quotidien.
Merci aux agents pour leur dévouement, leur engagement et leur soutien. Pour rappel, ce service communal est ouvert à toutes les personnes qui résident sur la Communauté de Communes.


Quelles sont les conséquences de l’épidémie sur le centre d’action sociale Passerelle ?
D’habitude, aux mois de mars et avril, le nombre de bénéficiaires de l’épicerie diminue. Cette année, il se maintient, presque comme en hiver avec près de 80 personnes aidées, contre 50/60 les années précédentes. Il y a notamment les saisonniers, qui n’ont pas pu commencer la saison et qui n’ont donc pas beaucoup de ressources.

Comment les soutenez-vous ?
Nous nous sommes adaptés et avons changé nos habitudes. Nous accueillons les personnes de façon individuelle, sur rendez-vous. Nous préparons au maximum les commandes en amont pour que le temps passé dans les locaux soit d’au maximum 15 min. Les bénéficiaires sont seuls, avec nous, dans l’épicerie.

Nous avons également développé les livraisons à domicile, en collaboration avec l’UMPS à Saint-Jean-de-Monts et avec les élus et services des autres communes de la Communauté de Communes ; ce qui représente une quinzaine de livraisons par semaine.

Tous les autres services sont fermés ; nous maintenons seulement l’aide alimentaire.

Qu’en est-il pour les agents ?
En tant que travailleurs sociaux, cela fait partie de notre engagement. Bien sûr, comme chacun, nous prenons toutes les précautions pour ne pas attraper le virus et contaminer nos familles. Nous portons des gants et une visière réalisée sur une imprimante 3D.

L’état d’esprit est serein. Nous sommes une équipe de 3 personnes, soudées et solidaires.  

Nous avons plus de travail que d’habitude, notamment les jours où nous sommes livrés, mais nous sommes là, aux côtés des Montois.

Comment vont les Montois que vous rencontrez ?
La situation est compliquée. Il y a de l’angoisse et de la détresse morale, en plus de l’isolement. Certains ont besoin de parler. Nous sommes à l'écoute et nous travaillons de manière coordonnée avec nos partenaires, que ce soient les associations comme le Secours catholique, les assistantes sociales de la Maison Départementale des Solidarité et de la Famille ou le Service Départemental de l’Autonomie. Nous relayons les informations et les coordonnées de Sos Femmes Vendée et du Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFFF) car la situation de confinement accentue les violences intrafamiliales. La cellule de soutien psychologique est là pour tous. Des parents peuvent notamment se sentir parfois dépassés.

Au niveau social, cette crise va probablement durer. Il y a des impacts forts, que ce soit en termes de ressources financières ou de vie familiale.
 
Contactez le 02 51 59 35 89 pour prendre RDV.

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