A l'époque tertiaire, un séisme provoqua l'effondrement du littoral. L'océan envahit l'espace formant le marais actuel et de vastes étendues sont ainsi submergées, découpant de part et d'autre de la presqu'île de Beauvoir, deux larges golfes parsemés d'îles et d'îlots : au nord, la baie de Bourgneuf, au sud, le golfe de Soullans ou de Monts. Ce dernier, dont les eaux viennent battre les rives de St urbain, Challans, Soullans, et St Hilaire de Riez, est fermé du côté de la pleine mer par une étroite bande d'alluvions sablonneuse, accrochée aux roches du pont d'Yeu et a donné naissance à L'ile de Monts
Quant on connait les origines, la formation et l'évolution du Marais de Monts, il est aisé de comprendre que peu de vestiges subsistent pour rappeler son histoire à travers les siècles. Seule l'église paroissiale présente un caractère d'ancienneté. Les origines de la paroisse et de sa première chapelle sont imprécises.
Au XIV siècle fut fondée la paroisse sous le vocable de St Jean.
Peu avant la révolution, le bâtiment menace ruine et les travaux de reconstruction ne sont pas achevés quand surviennent les premiers troubles. La révolte éclate et l'édifice est saccagé et brûlé. A la fin de la révolution, seuls subsistent la tour et son clocher servant de repère aux marins et placés sous la protection de l'Administration.
En 1805, l'église est reconstruite. En 1812, la charpente est refaite et l'ardoise remplace la tuile. Moins d'un siècle plus tard, l'église est encore délabrée. Décidés en 1930, les travaux sont entrepris de 1935 à 1937. Il s'agit de l'édifice que nous connaissons actuellement.
En avril 1622, le roi Louis XIII en monts accompagné de son armée, vient combattre les protestants dont les troupes sont rassemblées dans l'île de Riez.
Jusqu'en 1789, la paroisse va reprendre sa vie laborieuse et tranquille sous la domination des seigneurs de Bois Masson.
Sitôt la révolution surviennent les premiers troubles au pays de Monts. Le marais, est tenu par les royalistes. La côte, par contre, est jalonnée par les garnisons républicaines qui occupent la plupart des villages.
Le premier collège de Vendée a été créé à St jean de Monts Par Napoléon 1er. Selon les archives de l'époque il semblerait que Bonaparte ait voulu donner des gages de son contentement à : « ceux-là mêmes que la guerre civil a le plus égarés mais qui, en bien des circonstances, ont montré le plus de courage et d'attachements au gouvernement. Mais, après 10 ans de fonctionnement, le collège n'est pas jugé viable. Il est donc transféré à Bourbon-Vendée (La Roche sur Yon). Le collège servira alors de Presbytère et de mairie.
Le cadastre est crée par napoléon 1er. Le plan cadastral de St jean Monts est daté de 1831.Celui-ci n'a jamais été modifié, ce qui lui confère une grande véracité historique.
Pendant le réseau routier du pays de monts se présente sous l'aspect d'un enchevêtrement de sentiers sablonneux ou vaseux. Un plan départemental des routes est établi. La route de Cholet à St Jean de monts a été ouverte en 1840. La route de St Gilles à la barre date des années 1850. Les ponts anciens situés route de Challans datent de cette époque.
La forêt domaniale des pays de Monts s'étire sur le littoral nord vendéen et fait partie intégrante du paysage et de l'attrait touristique de notre région.
En 1822, un plan des dunes est établi par le préfet. L'état s'intéresse à la fixation des dunes et l'on crée des gardes dunes.
En 1862, la fixation des dunes et leur gestion, sont confiés aux eaux et forêts, prenant la suite des Ponts et Chaussées. Ces travaux ayant eu pour but de stabiliser les sables et d'empêcher qu'ils n'envahissent l'arrière pays.
Une route est crée, reliant le bourg à la mer, afin d'attirer les baigneurs sur notre plage. Un petit hôtel ainsi qu'une vingtaine de villas seront édifiées rapidement. C'est donc depuis 1867, que de nombreux baigneurs viennent sur les plages de Saint-Jean-de-Monts.
Le Maraîchin est d'abord agriculteur, de père en fils et depuis toujours. Les exploitations étaient de petites tailles (la moyenne était de 7 hectares).
Le Pays de Monts a été exploité pour les productions céréalières : blé et fèves ont été particulièrement cultivés.
Les Foires et marchés permettaient de vendre les animaux élevés
A la fin du XIX ème siècle, St Jean de Monts est un gros bourg rural de quelque 4500 Habitants, situé en bordure de la dune, entre le marais agricole et la jeune forêt domaniale. A l'abri de cette forêt qui la protège des tempêtes, St Jean vit son existence de chef lieu de canton à l'écart de toute grande voie de passage, tournée principalement vers le marais. Les maisons du bourg demeurent groupées autour de la vieille église.

Le coeur du bourg, place de l'Eglise
De la pêche à St Jean de Monts naitra une nouvelle économie.
Les flottilles de pêche se composent d'une quinzaine de bateaux. Il s'agissait essentiellement d'une pêche côtière (homards, crevettes, soles, raies….) La pêche à pied des crevettes et pignons est très prisée des gens du pays.
Vers 1900, la plage demeure un espace immense à peine troublé par les premiers étrangers (baigneurs) qui côtoient les gens du pays. Une toute nouvelle activité doit s'organiser.
Dès 1879, le maire prend un arrêté pour réglementer les bains de mer, au nom de la décence et de la morale publique mais aussi au nom de la propreté de la plage. A cette époque, il faut être « revêtu d'un costume complet prenant au cou, recouvrant les bras jusqu'au coudes et descendant jusqu'aux genoux… »
L'arrêté de 1946 se contente de mentionner : « en raison des nombreux enfants qui fréquent notre plage, la tenue, la tenue des baigneurs doit être irréprochable.
Jusqu'à la fin du XIX ème siècle, ce sont surtout les organisations de l'église qui sont prétexte à de grands rassemblements populaires. Ces fêtes religieuses sont marquées par de grandes processions, notamment celles de la Fête -Dieu, des missions, des rogations
Les distractions profanes, quant à elles, se maintiennent, notamment les feux de la ST Jean ayant ses origines au temps païen, la foire St Michel…
Avec l'arrivée des touristes, porteurs de modernité, de nouvelles manifestations s'organisent. : Fêtes aériennes, courses de chevaux, concours d'élégance automobile.
Les gens du pays se déplacent volontiers pour suivre ces manifestations d'un genre nouveau pour la région.
Les étrangers en séjour dans le pays retiennent surtout la légèreté avec laquelle les jeunes du pays se courtisent. On parle de coutume typique : le maraichinage .C'était en sorte, la manière de se fréquenter et le mariage à l'essai qui interpellaient les visiteurs.
A cette coutume sont comparables toutes les habitudes locales.
Le patois qui n'est autre que la survivance de la langue d'oïl. Les chansons et les danses, branles et rondes, puisent leurs origines dans la renaissance. La veuze, archétype de la cornemuse médiévale, est encore sonnée. Les costumes traditionnels sont encore taillés à la mode de l'ancien régime.
La culture artistique n'était pas en reste à St Jean de Monts comme dans les autres communes du pays. Avant 1914, c'étaient les religieux de tous ordres qui assumaient l'encadrement des pratiques musicales et théâtrales.
C'est la modernité qui s'installera sur l'ensemble du territoire français au lendemain de la guerre 14-18 et qui entrainera le premier grand changement. Puis, les premiers touristes en nombre, la fréquentation régulière de l'école, les émigrations de main d'œuvre, le nouveau brassage des populations avec la seconde guerre mondiale, l'essor sans précédent de l'économie balnéaire…porteront le coup fatal aux habitudes traditionnelles.
En 1911, la commune compte 4797 Habitants
En 1921, il n'est plus que de 4559
St Jean de monts perd 240 noms dont 50 disparus. La blessure est profonde et marque profondément le pays.
Tout d'abord l'échouement à St Hilaire de Riez, du vapeur charbonnier anglais « POLLCREA » canonné le 16 février 1917 par un sous marin allemand.
D'autre part, en février 1918, les premiers militaires américains arrivent dans la région pour y installer des bases. Le camp de St Jean, qui est une école de tir aérien, est établi sur les terrains dépendants de plusieurs fermes au lieu dit « Le champ Gaillard » dans les dunes, en limite des communes de St Hilaire de Riez et de St Jean de Monts.
Le dernier poilu, Pierre Burgaud s'est éteint le 1er janvier 1993 à l'âge de 94 ans.
Deux événements méritent d'être cités à propos de ce qui s'est passé dans le pays au cours de cette guerre :
Tout d'abord l'échouement à St Hilaire de Riez, du vapeur charbonnier anglais « POLLCREA » canonné le 16 février 1917 par un sous marin allemand.
D'autre part, en février 1918, les premiers militaires américains arrivent dans la région pour y installer des bases. Le camp de St Jean, qui est une école de tir aérien, est établi sur les terrains dépendants de plusieurs fermes au lieu dit « Le champ Gaillard » dans les dunes, en limite des communes de St Hilaire de Riez et de St Jean de Monts.
Le dernier poilu, Pierre Burgaud s'est éteint le 1er janvier 1993 à l'âge de 94 ans.
L'ancien cimetière est trop exigu, la municipalité décide de le transférer en dehors du bourg?. Ce transfert libère un emplacement idéal pour y aménager une place publique.
En même temps, le réseau de chemins de fer se développe en Vendée.Saint Jean de Monts a son petit train côtier du 15 juillet 1923 au 1er octobre 1949. Cette ligne vient de Beauvoir en passant par la Barre et Notre Dame. Le terminus est à Croix de Vie mais la ligne se poursuit jusqu'aux Sables. Elle rend de grands services aux stations balnéaires du Pays de Monts.
La gare était située à l'emplacement de la place de la Paix actuelle, face à l'avenue de la forêt. Elle était gérée par l'Administration des Chemins de Fer départementaux. Les boulevards Leclerc et de Lattre de Tassigny ont emprunté le tracé de la ligne.
Le développement de l'automobile et le manque de rentabilité ont condamné le "petit train" et c'est sans doute bien dommage pour les touristes.
Le quartier de la plage se transforme, deux hôtels voient le jour, ainsi qu'un lotissement privé de 6 hectares.
Avant la guerre de 14-18, le quartier de la plage compte une centaine de chalets. La population n'atteint pas le millier de personnes.
A partir de 1920, avec la vulgarisation de l'automobile, le petit train côtier et le fait que le goût du bain de mer gagne de nouveaux milieux sociaux, St Jean de Monts prend son essor. Une dizaine d'hôtels s'ouvrent successivement pour la plupart, dans le quartier de la plage. Des magasins font leur apparition et le nombre de villas ne cesse d'augmenter. Deux nouveaux lotissements sont créés dans la zone littorale. L'un nait en 1920, plus loin de la mer, dans une enclave privée de la forêt domaniale.
Entre les deux guerres apparait la mode des colonies de vacances et du camping
A la veille de la guerre 1939-1945, St Jean de Monts est déjà une station assez importante pour l'époque : 400 résidences secondaires. Le nombre des estivants est estimé à 4 ou 5000.

Les troupes allemandes occupent St Jean de Monts de début juin 1940 à fin août 1944.
La Kommandantur (Commandement militaire allemand) s'installe avenue de la Mer et plusieurs chalets sont réquisitionnés pour loger les troupes, notamment dans le quartier de la Plage. Plusieurs blockhaus sont construits sur la dune, avec le recours à la main d'œuvre locale. Trois subsistent toujours à la plage de la Tonnelle, et un quatrième situé entre l'extrémité du golf et le V.V.F, a été ensablé sur place en avril 1998 pour raisons de sécurité et d'esthétisme.
Dans le cadre du plan d'évacuation des populations exposées à l'ennemi, préparé par le gouvernement français, l'hébergement des Ardennais est attribué à la Vendée. En mai 1940, les premiers réfugiés arrivent à Saint Jean. D'autres viennent de Nord Pas de Calais et de l'Aisne. Leur retour se fait progressivement, certains s'installent définitivement dans leur pays d'accueil.
La commune de st jean de monts perd 27 de ses enfants au cours du deuxième conflit mondial, sans compter les 169 prisonniers.
La commune a peu souffert des hostilités, mais l'activité balnéaire a bien entendu été paralysée.
Le remblai se construit, le Palais des Congrès se profile.
Des aménagements se développent à partir du nouveau remblai. L'estacade est terminée en 1965, les rues se multiplient dans le quartier de la plage.
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1799 à 1812 |
Jérôme René Chartier (garde national juge de paix) |
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1812 à 1816 |
Jean François Robert de Châtaignier, le bois Masson |
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1816 à 1817 |
Pierre Louis Fortin, Major de la division des Marais |
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1817 à 1821 |
Sébastien Brochard, premier adjoint du Maire, fait fonction de maire dont la place est vacante |
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1821 à 1825 |
Jacques François Robert de Châtaigner, le bois Masson |
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1825 à 1826 |
Sébastien Brochard, marchand |
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1827 |
Pierre Ferrand, Officier de santé, Chirurgien |
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1827 à 1830 |
Jean Baptiste Chaillou, Constructeur |
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1830 à 1831 |
Pierre Armand Constant Mourain |
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1831 à 1832 |
Hyacinthe Juguet, notaire royal |
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1832 à 1835 |
Jacques Aimé Burgaud |
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1835 à 1839 |
Jean Baptiste Chaillou |
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1839 à 1845 |
Jacques Aimé Burgaud |
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1846 à 1849 |
Pierre Pineau |
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1849 à 1856 |
Théodore Robert de Lézardière |
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1856 à 1858 |
Place vacante - A.Lenoir et A.Pineau, Adjoints remplissent les fonctions de Maire |
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1858 à 1865 |
Pierre Girard |
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1865 à 1878 |
Armand Lenoir |
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1878 à 1883 |
Mathurin Caiveau |
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1883 à 1884 |
Thomas Laurent |
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1884 à 1897 |
Armand Lenoir |
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1897 à 1898 |
Louis Moulin |
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1898 à 1904 |
Pierre Guérin |
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1904 à 1908 |
François Pelloquin |
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1908 à 1947 |
Docteur Ernest Guérin |
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1947 à 1959 |
Théodule Chartier |
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1959 à 1967 |
Pierre Farcy |
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1967 à 1989 |
Jean Jacques Viguié |
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1989 à ce jour |
André Ricolleau |